Solaire plug-and-play

Batterie pour panneau solaire plug and play : laquelle choisir

Batterie DC ou AC, capacité de 1,5 à 2,5 kWh, puissance de sortie, Consuel et CACSI : comment choisir la batterie d’un kit plug and play, prix de novembre 2026.

Par Rédaction Voltgeber Mis à jour Dernière vérification 10 min de lecture Concerne France
Batterie pour panneau solaire plug and play : laquelle choisir

L’essentiel

  • Pour un kit de 800 W, une capacité utile de 1,5 à 2,5 kWh couvre la consommation de fond d’une nuit, soit 100 à 200 W pendant une douzaine d’heures.
  • Une batterie DC se place entre les panneaux et le micro-onduleur ; une batterie AC se branche côté maison et stocke le surplus de n’importe quel kit.
  • D’après Photovoltaique.info, la dispense de Consuel prévue pour les kits assemblés en usine de 3 kVA au plus ne vaut pas pour une installation avec stockage.
  • Pour une installation avec stockage, l’attestation Consuel se fait sur le formulaire violet (Cerfa 15524), et non sur le bleu.
  • Les kits plug and play se coupent lors d’une panne réseau, batterie ou non ; seule une prise de secours dédiée alimente un appareil pendant la coupure.

Pour un kit solaire plug and play de 800 W, la bonne batterie offre 1,5 à 2,5 kWh de capacité utile : la consommation de fond d’une nuit, 100 à 200 W pendant une douzaine d’heures. Choisissez une batterie DC pour un kit neuf, une batterie AC pour équiper un kit existant. Le prix par kWh utile, souvent entre 300 et 600 € selon les fourchettes du marché, décide de la rentabilité.

À quoi sert la batterie d’un kit plug and play

Un kit produit au milieu de la journée, souvent quand le logement est vide. Sans batterie, ce qui dépasse la consommation instantanée part sur le réseau et, avec une convention d’autoconsommation sans injection, ce surplus est cédé gratuitement. La batterie le met de côté et le restitue le soir et la nuit, quand le réfrigérateur, la box et les veilles continuent de consommer.

Elle ne fait pas produire davantage les panneaux. Elle augmente la part de production que vous utilisez vous-même : selon nos estimations, de 45 à 70 % sans batterie à 75 à 90 % avec pour un kit de 800 W, selon votre présence en journée. Ce gain se chiffre en euros dans notre guide kit solaire plug and play avec batterie : est-ce rentable ; cette page traite du choix du matériel.

Quelle capacité choisir

La capacité utile se dimensionne sur deux chiffres : ce que le kit produit en trop un jour ensoleillé, et ce que le logement consomme entre le coucher du soleil et le matin. La plus petite des deux valeurs fixe la taille utile.

Consommation de fond la nuit Besoin sur 12 heures Surplus d’un kit de 800 W un jour d’été Capacité utile conseillée
80 à 120 W (studio, appareils récents) 1,0 à 1,4 kWh 2 à 3 kWh 1 à 1,6 kWh
120 à 200 W (appartement familial) 1,4 à 2,4 kWh 2 à 3 kWh 1,6 à 2,5 kWh
200 à 300 W (maison, congélateur, VMC) 2,4 à 3,6 kWh 1,5 à 2,5 kWh 2 à 2,7 kWh
Kit de 400 W, un seul panneau selon le logement 0,5 à 1 kWh batterie rarement utile

Votre consommation de fond se lit sur l’espace client Enedis, en courbe de charge horaire, ou directement sur le compteur Linky en pleine nuit. En hiver, un kit de 800 W ne produit que 1 à 2 kWh par jour, presque entièrement consommés sur place : la batterie se remplit peu de novembre à février, quelle que soit sa taille.

Une batterie plus grande que le surplus d’une journée d’été n’apporte presque rien, car elle ne se remplit jamais. Les modèles modulaires permettent de commencer petit et d’ajouter un module si les relevés montrent qu’elle est pleine avant 15 heures.

Batterie DC ou batterie AC : les deux architectures

La différence tient à l’endroit où la batterie se branche. Elle détermine la compatibilité avec un kit existant et le rendement.

Critère Batterie DC (couplage courant continu) Batterie AC (couplage courant alternatif)
Position entre les panneaux et le micro-onduleur côté maison, sur une prise ou un circuit
Kit existant compatible si tensions et connecteurs concordent compatible avec tout kit
Rendement aller-retour plus élevé, une seule conversion une à deux conversions de plus
Pilotage suit la production et une consigne de sortie suit un compteur connecté pour viser zéro injection
Puissance de panneaux entrées solaires souvent jusqu’à 2 000 Wc ou plus sans objet, elle charge sur le surplus
Exemples de familles « solarbanks » à entrées PV intégrées batteries murales ou sur roulettes à fiche secteur

Une batterie DC permet aussi d’associer plus de panneaux qu’un micro-onduleur de 800 W ne peut en sortir : ce qui dépasse la sortie est stocké au lieu d’être écrêté. C’est le principe des kits annoncés à 2 000 Wc, que nous détaillons dans le guide kit solaire 2000 W plug and play.

Une batterie AC branchée sur une prise est, électriquement, un second générateur sur votre installation. Elle s’ajoute au kit dans le calcul du courant injecté dans le circuit, et elle relève des mêmes précautions de branchement.

DC AC
La batterie DC se place entre les panneaux et l’onduleur ; la batterie AC se branche côté maison et charge sur le surplus.

Les critères techniques à comparer

Au-delà de la capacité, six points font la différence sur une fiche technique.

  • Capacité utile, et non nominale. Une batterie de 2 kWh nominaux n’en restitue que 1,8 à 1,9 si le fabricant réserve une marge de protection. Comparez la valeur utile.
  • Puissance de sortie réglable. Pour couvrir la nuit sans injecter, la batterie doit pouvoir descendre à 100 ou 150 W. Une sortie minimale de 200 W ou plus envoie une partie de l’énergie stockée sur le réseau, gratuitement.
  • Chimie lithium fer phosphate (LFP). C’est la norme sur ce marché : plus stable thermiquement que les chimies NMC des téléphones, avec 6 000 cycles annoncés par la plupart des fabricants.
  • Température de charge. Une batterie LFP ne se charge pas sous 0 °C sans chauffage intégré. Sur un balcon exposé au nord ou dans un garage non isolé, vérifiez la présence d’un auto-chauffage.
  • Indice de protection. IP65 pour une batterie posée dehors ; à l’intérieur, un local sec et ventilé, loin des issues de secours, reste préférable.
  • Garantie et suivi. Dix ans est l’ordre de grandeur courant. Vérifiez si l’application fonctionne sans compte en ligne obligatoire et ce que devient le pilotage si le fabricant ferme son service.

Un dernier point est spécifique à la France : le micro-onduleur, intégré ou non à la batterie, doit disposer d’une protection de découplage attestée. Depuis le 1er janvier 2025, Enedis demande une attestation selon la norme NF EN 50549-1 pour les installations de plus de 800 W, d’après Photovoltaique.info ; en dessous, beaucoup de fabricants fournissent encore une attestation DIN VDE 0126-1-1 (VFR 2019). Demandez l’attestation la plus récente et gardez-la pour la déclaration.

Zéro injection : le compteur qui change tout

Une batterie pilotée à l’aveugle sort une puissance fixe, souvent 200 à 300 W, toute la nuit. Si le logement consomme 120 W, le reste part sur le réseau. La plupart des fabricants proposent un compteur connecté, pince ampèremétrique au tableau ou lecteur de la prise de téléinformation du Linky, qui ajuste la sortie seconde par seconde à la consommation réelle.

Cet accessoire coûte quelques dizaines d’euros et améliore à la fois la rentabilité et la cohérence avec votre CACSI, puisque la convention vous engage à ne pas injecter volontairement. Service-public.gouv.fr indique qu’un dispositif de bridage est requis en autoconsommation totale, sauf si la production reste toujours sous la consommation. Le principe est expliqué dans notre guide sur l’autoconsommation sans injection.

Les prix en novembre 2026

Les fourchettes ci-dessous sont des ordres de grandeur du marché en novembre 2026, à vérifier au moment d’acheter ; les promotions les décalent souvent de plusieurs centaines d’euros.

Batterie Prix observé TTC Prix par kWh utile
1,6 kWh, DC, entrées solaires intégrées 450 à 900 € 300 à 560 €
2 à 2,7 kWh, DC ou AC 600 à 1 300 € 300 à 500 €
Ensemble modulaire de 5 kWh environ 1 200 à 2 500 € 250 à 500 €
Compteur connecté pour le zéro injection 30 à 100 € sans objet

Le comparateur Selectra relève, dans son étude de prix de janvier 2026 mise à jour en juin, des batteries plug and play de 800 à 4 000 € selon la capacité intégrée ; les petits modèles se trouvent parfois moins cher en promotion. Un prix inférieur à 400 € par kWh utile rapproche la batterie du seuil de rentabilité ; au-delà de 600 €, elle se rembourse rarement avant la fin de sa garantie.

Ce que la réglementation française demande

La déclaration à Enedis. Le Code de l’énergie impose de déclarer toute installation de production avant sa mise en service. La batterie fait partie de l’installation : indiquez-la dans votre CACSI, ou signalez l’ajout si votre kit est déjà déclaré. Le pas à pas est dans notre guide Déclarer son kit solaire à Enedis.

Le Consuel. Pour un kit assemblé et testé en usine, Enedis accepte une attestation sur l’honneur à la place du Consuel. D’après Photovoltaique.info, cette dispense vise les installations de 3 kVA au plus et ne s’applique pas à un système avec stockage électrique. Pour les installations avec stockage, le Consuel utilise un formulaire spécifique, l’attestation violette (Cerfa 15524). Le portail d’Enedis peut traiter certains ensembles tout-en-un différemment ; vérifiez ce qu’il demande pour votre modèle, et prévoyez sinon l’attestation, payante.

Le branchement. Depuis le 1er septembre 2025, la norme NF C 15-100 interdit de raccorder un générateur à un circuit terminal par un socle de prise ; la portée de cette règle pour les appareils mobiles reste discutée, et le gouvernement, dans sa réponse du 26 mai 2026, n’a pas annoncé de dérogation. Une batterie AC branchée sur la même ligne que le kit additionne leurs courants : un circuit dédié s’impose dès que l’ensemble dépasse 900 W, la limite par circuit retenue par le guide de sécurité Enerplan et SER. Le cadre complet figure dans ce que dit la loi sur les kits plug and play.

L’assurance. Signalez la batterie à votre assureur habitation, avec son emplacement. C’est un équipement lithium de plusieurs kilowattheures, et l’assureur peut poser des conditions d’installation.

Batterie et coupure de courant

Les micro-onduleurs et les batteries couplées au réseau se coupent dès que la tension disparaît : c’est la protection de découplage, qui évite d’alimenter une ligne sur laquelle un technicien travaille. Pendant une panne, une batterie de kit ne fait donc pas tourner le logement, même pleine.

Certains modèles ont une prise de secours, isolée du réseau, sur laquelle vous branchez un appareil pendant la coupure : réfrigérateur, box, éclairage. Si c’est votre priorité, vérifiez la puissance de cette prise, souvent 800 à 1 200 W, et son temps de bascule. Une alimentation de secours de toute la maison relève d’une installation fixe avec onduleur hybride, présentée dans notre guide sur le kit solaire autoconsommation avec batterie 9000 W.

Choisir sa batterie en cinq étapes

  1. Mesurer la consommation de fond. Relevez la puissance consommée entre minuit et cinq heures sur l’espace client Enedis ou sur le Linky. Multipliez par douze pour obtenir le besoin d’une nuit en kWh.

  2. Estimer le surplus d’été. Pour un kit de 800 W, comptez 2 à 3 kWh de surplus un jour ensoleillé si le logement est vide, beaucoup moins si vous êtes présent. Retenez la plus petite des deux valeurs comme capacité utile.

  3. Choisir l’architecture. Kit neuf : batterie DC avec entrées solaires, pour le rendement. Kit existant : batterie AC, ou DC si le fabricant confirme la compatibilité avec vos panneaux.

  4. Vérifier la fiche technique. Sortie minimale de 100 à 150 W, compteur connecté pour le zéro injection, chimie LFP, auto-chauffage si la batterie est dehors, attestation de découplage récente (NF EN 50549-1 au-delà de 800 W).

  5. Déclarer et assurer. Mettez à jour la CACSI auprès d’Enedis, préparez l’attestation Consuel si le formulaire la demande, et prévenez votre assureur.

Erreurs fréquentes

  • Acheter 5 kWh pour un kit de 800 W : la batterie ne dépasse pas 2 à 3 kWh de charge par jour d’été et reste presque vide en hiver.
  • Choisir une batterie sans compteur connecté : la sortie fixe injecte une partie de la nuit sur le réseau, gratuitement.
  • Brancher une batterie AC et le kit sur deux prises du même circuit sans vérifier la puissance cumulée.
  • Placer la batterie au soleil derrière une baie vitrée : la chaleur accélère le vieillissement des cellules.
  • Compter sur la batterie en cas de coupure sans vérifier qu’elle dispose d’une prise de secours.

Prochaines étapes

Questions fréquentes

Quelle capacité de batterie pour un kit solaire de 800 W ?

Entre 1,5 et 2,5 kWh utiles pour la plupart des logements. C’est ce que consomment en une nuit le réfrigérateur, la box et les veilles, et c’est ce qu’un kit de 800 W peut stocker en surplus un jour d’été. Au-delà, la batterie reste à moitié vide une grande partie de l’année.

Peut-on ajouter une batterie à un kit solaire déjà installé ?

Oui. Une batterie AC se branche côté maison et stocke le surplus de n’importe quel kit, sans toucher aux panneaux. Une batterie DC s’insère entre les panneaux et le micro-onduleur, à condition que les tensions et les connecteurs soient compatibles.

Faut-il déclarer une batterie de kit solaire à Enedis ?

Oui. La batterie fait partie de l’installation de production et doit figurer dans la déclaration, ou dans une mise à jour de votre CACSI si le kit est déjà déclaré. D’après Photovoltaique.info, la dispense de Consuel prévue pour les kits assemblés en usine ne s’applique pas à une installation avec stockage : prévoyez l’attestation, ou vérifiez ce que le portail d’Enedis demande pour votre configuration.

Une batterie plug and play fonctionne-t-elle pendant une coupure de courant ?

En général non. Comme les micro-onduleurs, les batteries raccordées au réseau se coupent dès qu’il disparaît, pour protéger les techniciens qui interviennent sur les lignes. Certains modèles disposent d’une prise de secours séparée qui alimente un appareil branché directement dessus.

Combien coûte une batterie pour panneau solaire plug and play ?

En ordre de grandeur, comptez 450 à 900 € pour 1,6 kWh, 600 à 1 300 € pour 2 à 2,7 kWh, et 1 200 à 2 500 € pour un ensemble modulaire de 5 kWh. Selectra relève en juin 2026 des batteries plug and play de 800 à 4 000 € selon la capacité ; les promotions font varier ces prix de plusieurs centaines d’euros.

Quelle durée de vie pour une batterie de kit solaire ?

Les batteries lithium fer phosphate (LFP) des kits actuels annoncent 6 000 cycles et une garantie de dix ans en général. Avec un cycle par jour en été et beaucoup moins en hiver, la limite pratique est plutôt le vieillissement calendaire, de l’ordre de dix à quinze ans.

Sources

  1. Enedis : autoconsommer la totalité de l’énergie produite par vos panneaux Enedis, consulté le 3 nov. 2026
  2. Code de l’énergie, articles L315-1 à L315-8 : l’autoconsommation Légifrance, consulté le 3 nov. 2026
  3. Photovoltaique.info : attestation Consuel et rapport de contrôle Hespul, avec le soutien de l’ADEME, consulté le 3 nov. 2026
  4. Photovoltaique.info : les kits solaires plug and play Hespul, avec le soutien de l’ADEME, consulté le 3 nov. 2026
  5. Photovoltaique.info : conformité des onduleurs, passage à la NF EN 50549 Hespul, avec le soutien de l’ADEME, consulté le 3 nov. 2026
  6. Enerplan et SER : publication du Guide kit photovoltaïque autoconsommation plug & play (communiqué du 14 mars 2023) Syndicat des énergies renouvelables, consulté le 3 nov. 2026
  7. Obtenir de l’électricité avec des panneaux solaires Direction de l’information légale et administrative, consulté le 3 nov. 2026
  8. Question écrite n° 10336 : norme NF C 15-100 et kits photovoltaïques, réponse du 26 mai 2026 Assemblée nationale, consulté le 3 nov. 2026
  9. Prix d’une batterie solaire Selectra, consulté le 3 nov. 2026

Ce guide est une information générale et ne remplace pas un conseil juridique, fiscal ou électrique. Les règles de votre gestionnaire de réseau et de votre commune prévalent.